Mode d’Emploi

artiste plasticien

Residences de trois mois à Tours

Réalisation de trois installations:

les résidences à l’Octroi : « ARCHITECTURES »

Arts plastiques – Exposition  24 janvier • 29 avril 2013

Petites architectures
« Investir un lieu lorsque l’on est artiste c’est se confronter à un espace. Lorsque Slim Cheltout est entré dans l’octroi pour sa résidence, il ne fut pas seulement confronté à un espace vide dont il mesurera toutes les dimensions. Il fut confronté à un bâtiment dont l’identité patrimoniale et public est forte. En effet, lieu de résidence depuis des années, chaque artiste l’habita comme espace de création et de monstration.  Ainsi, cet espace est à la fois intime et public, passé et présent.
La première étape de la résidence de Slim Cheltout s’est incarnée dans une structure réalisée en matériau simple, une bâche bleue. Cette installation, espace nomade, répond au mur de pierre, immobile qui l’accueille. Dans cette opposition, Slim Cheltout propose un retournement en présentant les volumes intérieurs à l’extérieur et inversement. Il ne s’agit pas d’un geste d’opposition, mais au contraire d’exposition. Montrer ainsi l’intérieur de l’octroi comme surface de l’œuvre, c’est aussi faire prendre conscience aux spectateurs de l’espace derrière les façades.  Au-delà du bleu et du orange, réfléchissant à une gamme chromatique, Slim Cheltout structure un tableau. Non pas une toile peinte, mais le tableau architectural, cette épaisseur du mur. L’épiderme ainsi dévoilé, invite à ouvrir le lieu, à faire disparaitre ce qui le ferme, le rend clos.
Il en est de même pour les machines interactives et participatives de la seconde étape. Gardant l’aspect bricolage et fait main, Slim Cheltout joue des codes entre l’œuvre et le spectateur, entre autre dans ce moment particulier du vernissage. Cette ouverture du lieu exprimée par l’œuvre précédente, reprend toujours cette relation nécessaire : l’œuvre pour exister à besoin d’un temps de création et d’un temps de monstration. Le travail de la résidence de Slim Cheltout témoigne de la mise en œuvre de l’œuvre, à la fois par le geste de création comme par celui de son exposition. »

ghislain lauverjat .